Le réseau téléphonique était composé de lignes enterrées à deux ou trois mètres de profondeur.
Parallèlement au front il y avait deux rocades.
La première appelée rocade avant se déroulait à un kilomètre en arrière à la ligne principale de résistance et sur laquelle étaient connectés les principaux ouvrages.
La seconde, appelée rocade arrière se déroulait à cinq kilomètres en arrière du front. Sur celle-ci se connectaient l'artillerie et les troupes d'intervalle.
Tous les cinq kilomètres il y avait une liaison radiale entre les deux rocades. Une liaison radiale sur deux était prolongée en arrière et se raccordait au réseau civil.
A chaque croisement de lignes se trouvait une chambre de coupure, petit blockhaus en béton, complètement enterré et accessible par une trappe située sur la dalle. Ces chambres de coupure permettaient d'isoler téléphoniquement un ouvrage tombé entre les mains de l'ennemi. C'est sur ces chambres de coupure que se raccordaient l'artillerie et les troupes d'intervalle.