Le projet d'installation de canons antichar de 75 mod.28



On entend fréquemment dire que la défense antichar n'a pas été prise en compte à la conception de la Ligne Maginot et que celle-ci fut finalement mise en oeuvre à l'aide d'expédients.

Il n'en n'est rien. En étudiant les rapports des réunions de la C.O.R.F.,  on se rend compte que la défense antichar a été une préoccupation importante.  Celle-ci était principalement dévolue aux canons de 75mm des ouvrages.

C'est au niveau des casemates d'intervalle que la solution de l'alternance d'arme (jumelage/canon antichar) ressemble le plus à un expédient. Néanmoins, il faut savoir que la trémie N°4, montée à partir de 1932, est parfaitement adaptée au canon antichar de 47mm.

En fait, c'est la mise au point des canons antichar qui fut laborieuse. Ceux-ci sont de modèle 1934 et ne furent livrés, semble t-il, qu'à partir de 1936. Et il faut tenir compte que le canon antichar de 47/1934 fut construit en deux modèles, ne tirant pas tous les types d'obus en dotation. Ce fut un véritable casse tête pour l'intendance.

La solution qui consista à utiliser des canons de marine de 47 et 65mm dans des blockhaus d'intervalle ou des encuvements fut une improvisation qui permit d'anticiper la mise au point tardive des pièces antichar de la C.O.R.F. 

Nous avons trouvé une étude sommaire non datée qui préconisait d'installer des canons antiaériens de 75 mod.28 sur des plates-formes en arrière des ouvrages du S.F.H. Les emplacements y sont clairement désignés ainsi que les zones battues par ces armes.

On remarquera que les cartes ayant servi à l'étude étaient encore d'origine allemande.


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